Nouvelles de Zachary Cristofanilli

Zachary Cristofanilli (photo: pierre shanks)

Zachary Cristofanilli (photo: pierre shanks)

À sa demande, il nous fait plaisir de reproduire l’intégrale de la chronique de Zachary Cristofanilli. On lui souhaite une bonne et prompte récupération afin de reprendre l’entraînement au CNEPH!

Un temps d’arrêt pour mieux repartir du bon ski

English below for my english fellows

Zachary Cristofanilli

Zachary Cristofanilli

Vous avez peut être remarqué que je ne suis pas très présent sur le circuit de course; je vous explique pourquoi je suis forcé de prendre un temps d’arrêt.

Depuis un bon moment que je dis que je suis fatigué, cette fatigue a commencé à faire surface lors des championnats du monde juniors l’an dernier au Kazakhstan.  J’ai cru que le voyagement de 16 heures d’avion, que le fait de m’alimenter correctement à l’étranger était difficile et une accumulation de fatigue vu un bon nombre de courses avant le départ expliquaient le tout.  Je n’étais pas trop inquiet, j’avais fait de bonnes courses dans l’ouest canadien, plusieurs podiums et je m’étais taillé une place sur l’équipe pour les mondiaux.

Après le voyage au Kazakhstan, on a modifié mon plan d’entraînement pour suivre ma forme, on y  allait au jour le jour.  Suite à une période de repos intermittente, j’avais décidé de me rendre aux nationaux où j’avais réussi à sortir une 4e position au 10km skate.  Dès le lendemain, la fatigue des derniers temps me rattrapait.  C’était lors du 15km classique individuel que j’avais connu pour la première fois un scénario de course qui allait se répéter plusieurs fois au cours des mois suivants.  Je m’élance au départ, suite à 5 minutes à une vitesse normale pour un 15km, je me rends soudainement compte que je vais très lentement malgré un effort très important.  En disant très lentement, je parle d’une vitesse que je peux généralement supporter pour plusieurs heures.  Je tente de maintenir l’effort mais je n’arrive qu’à tenir 2-3 minutes ici et là, me retrouvant constamment à une très basse vitesse. La saison s’est ainsi terminée.  Avec l’équipe du CNEPH, on a parlé de surentraînement.

Après un mois de repos complet, j’étais de retour au centre d’entraînement pour préparer la prochaine saison, on a fait un plan d’entrainement afin de rebâtir ma forme.  Début juin, je fais un test de course à pied que nous répétons annuellement au centre,  je fais un temps de 27:20 alors qu’un an plus tôt je faisais un temps de 24 :41.  Le même scénario que mon 15km classique des nationaux se présente en plus d’un mal de ventre quand même important.  Je suis déçus mais je ne m’en fais pas plus qui faut «je pars de loin…».  Je me rends ainsi jusqu’au début du mois d’août avec une forme quelque peu décevante et une fatigue légèrement présente mais peu alarmante.  Ce mal de ventre s’est mis à se présenter chaque fois que je me rendais à l’effort maximal, la douleur était insupportable, je me devais d’arrêter après quelques minutes.

Zachary Cristofanilli

Zachary Cristofanilli

À travers les entraînements et les camps adaptés à ma forme, rien ne semblait vraiment s’améliorer.  Je me questionne, suis-je surentraîné ou sous-entraîné, j’ai perdu mes repères?  Les douleurs abdominales étaient souvent présentes à l’effort maximale et de là se sont enchaîné des tests médicaux. Au cours du mois de novembre après avoir fait des changements par rapport à mon alimentation, j’ai réussi à exécuter quelques séances de haute intensité.

La saison 2015-2016 est arrivée, la première fin de semaine de course NorAm à Canmore (AB) en décembre dernier a été relativement bien avec une 5ieme position au 10km classique à 20 secondes de la deuxième et ce malgré un bris d’équipement et une troisième position au 15 km skate.  Pendant ces courses, le mal de ventre était contrôlé mais j’ai eu à retenir l’effort pour m’assurer de pouvoir terminer la course.  La fin de semaine suivante à Silverstar, j’ai tout donné comme à l’habitude mais le mal de ventre s’est pointé et dans chaque montée ou presque j’étais forcé de ralentir.  J’avais l’impression de ne plus être le type de skieur que j’avais été dans les dernières années, un grimpeur capable de tout sur un parcours qui monte.

Début janvier, je participe aux sélections pour les championnats du monde junior, mon objectif de saison étant de me qualifier pour la Roumanie et je vous épargne le reste.  Quelques jours avant de m’y rendre, je reçois des nouvelles du médecin d’équipe qui fait suite aux de tests médicaux que j’avais entrepris;

«Allo Zachary
L’angio TACO a démontré un rétrécissement important d’une artère qui se fait coincer par un ligament.  Ton dossier a été envoyé en chirurgie vasculaire, tu devrais avoir des nouvelles d’eux pour un RDV mais je ne connais pas les délais…»

Finalement un diagnostic, je dois admettre être déçu mais on me dit que ça explique les maux de ventre et par conséquence possiblement ma forme.  C’est tout de même encourageant.

Je dois donc mettre fin à ma saison et je prends un repos actif (course à pieds avec mes chiens, escale de bloc, gym), je devrai me faire opérer prochainement et cela va me permettre de me reposer quelque temps.  Je prends un pas de recul pour repartir du bon pied lorsque le temps sera venu.  Je ne peux continuer dans la même direction, les difficultés ne vont faire que s’accumuler si je continue d’étirer la sauce.  C’est selon moi la meilleure décision à prendre, je suis chanceux d’être bien entouré par les meilleurs spécialistes de l’équipe du CNEPH.

Je suis très reconnaissant envers mes commanditaires et  le support de mon entourage, je vous assure que je reviendrai motivé plus que jamais pour la prochaine.  Entre temps, je souhaite à tous mes co-équipiers une excellente saison!

Au plaisir de vous croisez sur les pistes bientôt!

Zachary

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One step back, two skis forward

Zachary Cristofanilli

Zachary Cristofanilli (right)

You may have noticed that I have not been very present on the race scene this season; here is a little summary of events that have led up to my absence.

For some time now, I have been experiencing fatigue and low on energy, this all began during the world junior championships last year in Kazakhstan. My performance during the event was not up to my expectations All along; I thought that the fatigue I was experiencing was mostly related to the 16-hour flight, the difficulty of getting proper nutrition abroad along with incredible number of races early in the season.  I did not think much of it at the time, I had had some good races in western Canada; several podiums and I had nonetheless cut myself a spot on the team for the world junior championships. Things were looking up.

Back from Kazakhstan, my training plan was modified and now considered my form, we monitored it daily.  After a period of off and on rest, I decided to attend the ski nationals where I managed to get a 4th place in the 10km skate. The following day, fatigue caught up with me again for good. It was during the 15km classic individual start that I first began to experience a scenario that would repeat itself on several subsequent times during the following months. The race starts well and I am able to hold a good pace, however, after 5 minutes into the race it suddenly occurs to me that my pace is abnormally slow, despite a major effort. What I mean by slow, I mean a pace that I usually endure for several hours, at zone 1. I try to regain my pace, but I can only do so 2-3 minutes at a time, constantly finding myself at a very low speed. My season ended this way, and along with CNEPH staff, the discussion now revolved around a state of overtraining.

After a month of complete rest, I was back at the training center to prepare for next season; a training plan was made to rebuild my form.  In early June, I performed a running test that we repeat yearly at the center; I managed a time of 27:20 while a year prior I had done 24: 41. The same scenario as my classic 15km at the ski nationals, but this time, an important abdominal pain was present.  I was disappointed but reminded myself that I was coming back from far.  I got myself to the month of August ; the fatigue seemed to take somewhat of a back seat however, the abdominal pain and reappeared every time I went to maximum effort. The pain was unbearable and I had to stop after a few minutes and was never able to complete my zone 4 trainings.

The CNEPH created trainings and camps suited to my form, but nothing really seemed to improve.  I questioned whether I remained over-trained or if it was actually under-trained, I lost my benchmarks?  The abdominal pain was often present at maximum effort; from there emerged a series of medical tests. While in November, after drastically modifying my diet, I was able to complete a few zone 4 workouts.

Zachary Cristofanilli

Zachary Cristofanilli

The 2015-2016 season arrived, the first weekend of NorAm races in Canmore (AB) in December went relatively well with a 5th position in the 10km classic at 20 seconds of second place and that despite an equipment failure. The event ended well with and a third position in the 15km skate. During these races, the abdominal pain seemed under control but I had to limit my efforts to make sure I could finish the race. The following weekend at Silverstar, I gave it my all as usual but the abdominal pain showed up in almost every climb and I was forced to slow down. I had the impression of not being the type of skier that I had been in recent years; a climber capable of anything regardless of the difficulty level of the course.

In early January, I participated in the selections for the Junior World Championships, my season goal being to qualify for Romania and I’ll spare you the rest.  A few days before leaving for the selections, I got news from the team doctor who was following up with results from the recent tests;

“Hello Zachary

The TACO angiography showed a significant narrowing of an abdominal artery caused by a ligament. Your file was sent to vascular surgery, you should hear from them for an appointment but I do not know the timing … “

Finally diagnosed, and despite my disappointing season, I felt a sense of relief in finally knowing what caused the abdominal pain which contributed to my inability to properly train.  The news was strangely encouraging.

I have to end my season and I am taking an active rest (bouldering, running with my dogs, going to the gym).   I will soon have the surgery followed by an important convalescence period. I need to take this temporary step back in order for me to start anew. I look forward to the next season and am anxious to find my previous self. Throughout this ordeal, I consider myself lucky to be surrounded by a group of caring professionals at the CNEPH.

I am very grateful to my sponsors and supporters; I assure you that I will come back motivated more than ever and as soon as it is possible. Meanwhile, I wish all my teammates a great season!

Hoping to see you on the tracks soon!

Zachary

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