Philippe Boucher commence en lion

Ty Godfrey, Philippe Boucher et Gareth Williams

Ty Godfrey, Philippe Boucher et Gareth Williams

Philippe Boucher n’a pas mis de temps à s’imposer en ce début de saison.

Première course de distance, première victoire pour le membre de l’équipe nationale junior.

par pierre shanks

Philippe a remporté le 15 km libre, départs par intervalles, de la Série NorAm Haywood à Sovereign Lake (C.-B), dimanche. Tellement impressionnant qu’il a enregistré le 3e temps canadien de la journée, ce qui lui a valu une place sur le podium «open» canadien, c’est-à-dire incluant les séniors.

On a tout de suite su que Philippe était dans une bonne journée quand, dès la première des trois boucles de 5 km, il fut le seul junior sous les 14 min.

On ne l’a jamais rattrapé. Il a devancé Ty Godfrey par 46,2 s et Gareth Williams par 54,1 s.

Voici ses réactions.

SP- Comment as-tu abordé cette première course de distance de la saison?

PB: J’ai abordé la course beaucoup plus calmement et avec beaucoup plus de confiance que je le faisais les années précédentes. Je crois que la grosse différence cette année est que j’ai vraiment mis mon grain de sel dans la planification annuelle. Au début de l’été, les coachs et moi, on a discuté de nos points de vue respectifs afin de trouver la meilleure préparation possible. Nous avons décidé qu’il ne fallait pas être trop en forme en début de saison afin d’optimiser ma préparation pour les Championnats du monde juniors qui auront lieu après Noël. Je ne m’attendais pas à grand-chose avant la course, mon objectif en ce début de saison est de pousser au max à chaque course pour ne pas avoir de regrets lorsque je passerai la ligne d’arrivée. Je ne m’attendais pas à des résultats particuliers, je voulais juste être fier de mes sensations et de l’effort que j’ai donnés.

SP: Comment étaient les conditions sur le parcours?

PB: Les conditions étaient assez lentes. Il neigeait avant mon départ, ça s’est calmé pour le début de la course et à la mi-course environ il s’est remis à neiger vraiment beaucoup. Mais bon, les conditions ne sont pas vraiment importantes pour moi puisque j’ai énormément confiance envers mon équipe de farteurs. Ce sont deux gars, Anthony Gauvin et Nicolas Poirier, qui me fartaient lorsque j’évoluais avec l’équipe Skibec Nordique et je ne peux pas me rappeler la dernière fois que ces deux-là m’ont donné des mauvais skis. Et puis comme on dit… quand la neige est lente, elle l’est pour tout le monde !

SP: Puis la course elle-même, comment ça c’est déroulé?

PB:  Ça a été une course dure physiquement et mentalement. Les parcours à Silverstar sont extrêmement exigeants en plus d’être à 1700 m d’altitude. Je suis parti vite pour rivaliser avec la tête de course dès le début. Ça a fait en sorte que dès la fin de la première montée j’avais déjà les jambes et les bras qui avaient envie de bloquer. J’ai fait un peu de travail en psychologie sportive cet automne pour ignorer les signaux que mes muscles envoient à mon cerveau pour me faire ralentir. Alors, c’est sûr que quand tu dois combattre ces signaux-là et que tu as 2 km de fait à la course, ça devient tough sur la tête. Chaque montée, chaque relance, chaque plat, chaque faux plat descendant tu dois pousser au max. Finalement, j’ai eu un beau bonus en plus d’avoir fourni un effort à la hauteur de mes attentes, je finis 3e Canadien «Open» et je remporte la course chez les juniors.

Philippe Boucher (photo: pierre shanks)

Philippe Boucher (Archives, photo: pierre shanks)

SP: De toute évidence, tu avais des skis rapides. Le froid a facilité le travail des farteurs?

PB: Les farteurs ont fait une bonne job sur les skis. Je ne peux pas me prononcer sur si c’est dur ou non de farter dans les conditions froides, j’imagine que c’est toujours difficile de trouver la recette parfaite qui fera en sorte que les skis soient plus rapides que ceux des autres compétiteurs.

SP: Ta confiance est au max? 

PB:  Je n’ai pas vraiment de problème de confiance. Je bâtis ma confiance pendant les 10 mois d’entraînement avant les compétitions. Je fais tout ce qui est en mon pouvoir afin d’être au max de ma forme lorsque ce sera le moment propice. J’ai la meilleure équipe de professionnels au pays qui m’entoure alors ça serait fou de ne pas être en confiance.

En terminant, prenez donc le temps de relire tranquillement cette dernière réponse. Vous y constaterez la confiance tranquille d’un winner.

Philippe Boucher est en voie de connaître une excellente saison.

 

 

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